Chasser en France : un terrain de loisir bien gardé19 min read

Chasser en France : un terrain de loisir bien gardé19 min read

La chasse est traditionnellement vue comme une activité familiale, unificatrice, de partage entre ses adhérents. Une activité qui est presque portée au statut d’art, tant elle est ancienne, mythifiée, protégée. Qui n’a pas déjà vu un beau tableau représentant des cavaliers à cheval dans leurs vestes colorées, le cor de chasse à l’épaule, au milieu de la forêt aux couleurs d’automne entourés de leur meute de chiens ?

chasse à court
Une photo qui vend presque du rêve…
Crédits photo : Derek Malou

Ces scènes pittoresques nous feraient presque oublier le but premier de la chasse, qui est de tuer des animaux. Il est incontestable que la chasse est une activité ravageuse, ôtant la vie à près 30 millions d’animaux annuellement rien qu’en France au fusil (le chiffre ne prend donc pas en compte les animaux tués par la chasse à glu ou au filet par exemple, ainsi que ceux qui meurent de leur blessures).

La chasse c’est également 300 000 oiseaux abattus chaque week-end. Il y a en France environ 90 espèces chassables, largement plus que chez nos voisins : 18 en Belgique, 47 en Italie, 35 en Suisse. Sur les 100 millions d’oiseaux abattus chaque année par les chasseurs en Europe, 25 millions d’oiseaux (soit le quart) le sont en France ! Par ailleurs, la chasse des oiseaux en danger de conservation tels que le courlis cendré est autorisée, ainsi que celle des Tourterelles des bois, espèce en voie d’extinction au niveau mondial.  

La France est le pays des périodes de chasse les plus longues, des dérogations les plus nombreuses, et sans doute du lobby de la chasse le plus imposant d’Europe. La chasse peut être pratiquée dans la majorité des réserves naturelles françaises. Dans les parcs naturels régionaux, elle n’y est jamais interdite. En France, sous la pression des lobbys, les lois sur la protection des espaces ont été progressivement vidées de leur substance et ne signifient plus rien.

renard
Entre 600 000 et un million de renards sont tués chaque année en France
Pourtant, le renard est un régulateur de Dame Nature très utile : il contrôle les populations de rongeurs et d’oiseaux, évitant que ceux-ci ne fassent des dégâts très importants dans les cultures céréalières. Ils peuvent même se nourrir de charognes et ainsi nettoyer/éviter la propagation de maladies pouvant affecter la faune et la flore.

Crédits photo : Ray Hennessy Unsplash


Pourquoi la chasse en France est-elle de plus en plus contestée ?

Après cette brève introduction, intéressons-nous de plus près à ce qui peut déranger avec la chasse.

Une éthique discutable

Selon les chasseurs « la chasse à courre n’est qu’une reconstitution d’un acte naturel avec un prédateur, le chien en l’espèce, contre un animal sauvage qui va au cours d’un laisser-courre déployer son instinct de survie en utilisant de très nombreuses ruses qui nous passionnent. Les veneurs ne font que d’organiser et ritualiser l’acte naturel de prédation entre les animaux eux-mêmes. L’animal sauvage utilise sa capacité de résistance au stress, gage ordinaire de sa survie, son instinct et ses aptitudes physiques pour déjouer la meute de chiens qui le poursuit. Trois fois sur quatre, il échappe d’ailleurs à ses poursuivants. »

Pour beaucoup, ce genre de propos est incohérent, en effet prendre du plaisir à traquer, détourner les ruses d’un animal, le tuer ce n’est pas aimer la nature mais la détruire. Si les chasseurs ne sont pas pour autant des psychopathes sanguinaires (au contraire, les chasseurs sont normaux, souvent sympathiques et bienveillants, ce qui peut générer une certaine incompréhension), on comprend le point de vue de ceux qui s’opposent à leurs pratiques. Il ne faut pas non plus tomber dans les clichés et accuser à tort tous les chasseurs. Comme pour toute interaction humaine saine, il faut chercher à s’intéresser, décortiquer le vrai du faux et communiquer avant de juger.

Benjamin Zimmer, chargé d’affaires cynégétiques pour Forêt Investissement, a été interviewé par Stéphanie Bonnet pour Forest Time : « De tout temps, des hommes et des femmes ont ressenti ce besoin de renouer avec le lien ancestral qui les relie à la nature. […] Retrouver les émotions vraies du contact originel avec la nature, dans ce qu’elle peut avoir d’immuable, de sauvage, de violent parfois. »

On comprend les idées de ce monsieur et on ne peut qu’accepter que chacun a sa propre éthique, toutefois, justifier la chasse par un lien entre le monde sauvage et le monde civilisé semble légèrement dépassé (voir article sur le sujet).

Le bien-être animal au centre des préoccupations

Le jour viendra où les personnes comme moi regarderont le meurtre des animaux comme ils regardent le meurtre des êtres humains.

Léonard de Vinci

Aujourd’hui, la tendance qui se forme est le partage de la Terre avec les animaux, et non leur annihilation à notre profit. Avec la surprise du Parti Animaliste, qui enregistre 490 000 voix aux élections Européennes de 2019, le bien être animal est entré au cœur du débat en France. De nombreuses associations (PETA, ASPAS, WWF, Sea Shepherd, L214, Greenpeace…) s’emparent du sujet et militent contre les formes d’exploitation nuisibles aux animaux : cirques, corrida, chasse, parcs aquatiques, tests sur les animaux…

La défense de l’environnement et la chasse, longue histoire et controverses

Le bien-être animal et la préservation des espèces commencent à être enfin pris en compte par les hommes, notamment grâce à l’essor des études scientifiques démontrant que les animaux sont des êtres sensibles, mais également grâce aux militants écologistes qui prônent la diversité naturelle. Le livre de la journaliste Elizabeth Kolbert, La Sixième Extinction (qui a remporté par ailleurs le Prix Pulitzer), parle des dégâts de l’activité humaine sur les espèces.

Les chasseurs français avancent souvent l’argument de la régulation. Ils seraient à l’origine d’un équilibre entre Humains et espèces, mais aussi entre les sous-espèces, ce qui leur vaut le titre de « premiers écologistes de France ». Pourtant, cet argument est plus que relatif et peut être facilement réfutable. Les chasseurs sont loin d’être indispensables, et pourraient bien causer plus de mal que de bien. Ce rôle de régulateur est contesté puisqu’un tiers des animaux tués serait issu d’élevages.

De plus, l’argument de régulation porte surtout sur les espèces de gros gibier déprédateur (sangliers, chevreuils, cerfs élaphes qui ont fait l’objet de réintroduction à partir des années 1950, dans un objectif cynégétique, à l’origine de leur prolifération) qui ne représentent que 5 % du tableau de chasse national. Il faut savoir que depuis les années 70, pour compenser la disparition du « petit gibier », tout a été mis en œuvre par le monde de la chasse pour que le sanglier, espèce autrefois rare, prolifère dans un but récréatif.

Les chasseurs ne sont pas les régulateurs car ils chassent les animaux dont c’est le rôle (renards, putois, belettes, fouines, martres) puisque ceux-ci sont leurs concurrents directs à la chasse. Ce faisant, ils perturbent les écosystèmes plus qu’ils ne les régulent.

Par ailleurs, on estime aujourd’hui que près de 20 millions des animaux tués à la chasse (sur 40 millions) viendraient des 1 500 élevages adhérents du Syndicat national des producteurs de gibiers de chasse qui produisent annuellement 14 millions de faisans (dont 3 millions sont tués), 5 millions de perdrix grises et rouges, 1 million de canards, 100 000 lapins de garenne, 40 000 lièvres, 10 000 cerfs et 7 000 daims. Quatre millions sont des mammifères, surtout du petit gibier (près d’1,5 millions de lapins de garenne, 1,2 millions de canards colvert et 450 000 renards) et dans une proportion moindre du grand gibier, dont 700 000 sangliers, 600 000 chevreuils et 63 000 cerfs élaphes. Tous ces animaux relâchés d’élevages sont, cela va de soi, inadaptés à l’écosystème dans lequel ils sont relâchés, n’y ayant jamais vécu. Est-il possible qu’ils amènent également des maladies à la faune sauvage ?

Bientôt, le nombre de sangliers tués en France sera de 800 000 par an, alors que la population continue de se multiplier. N’y a-t-il donc pas un problème ? Plus les sangliers sont chassés, plus ils se reproduisent… Drôle de coïncidence. Cela s’explique : certains chasseurs nourrissent les animaux pour qu’ils restent à proximité et se reproduisent sur les terrains de chasse, de sorte que le loisir ne tourne pas à l’ennui dû à un manque de proies disponible.

Les chasseurs ont beau prétendre que la régulation est nécessaire car les animaux empièteraient autrement sur nos territoires et nuiraient aux fermiers et promeneurs, ils refusent de laisser la nature bien faire les choses. Si la population des sangliers augmente alors que leur quota de nourriture s’amenuise, le jour viendra où, attirés par la faim, ils seront de vrais perturbateurs, venant saccager les terres agricoles, attaquer les animaux d’élevage et domestiques, abîmer les jardins, être une possible menace pour les enfants… Donc, les animaux vont entrer dans les villes, ils vont détruire des récoltes, et les chasseurs continueront à se présenter comme la solution ! Imaginez si un pompier mettait le feu à un immeuble avant de venir en héros pour l’éteindre… Je pense que ce comportement ne peut être qualifié de régulateur naturel ou de premiers écologistes de France.

Et les espèces « nuisibles » ? C’est vrai, il existe une liste des espèces nuisibles à l’Homme, qui peuvent être chassées toute l’année. Or, cette notion de « nuisibilité », sans fondement scientifique, change au gré des lois et sert d’abord à chasser toute l’année. Il est évident que les agriculteurs doivent être protégés, ainsi que leurs terres et animaux, et pour ce, les associations proposent la création d’une unité spéciale, composée des chasseurs professionnels uniquement dont c’est le travail et non le loisir d’éliminer des animaux.

Enfin, la chasse c’est 6000 tonnes de plomb et de plastique générés par les armes qui contaminent les sols… Alors, toujours les chevaliers protecteurs de la nature ? Pas si sûr…

Cartouches-chasseurs
Des cartouches de chasseurs traînant en forêt…
Crédits photo : Laurent Baheux Photo

La voix des non-chasseurs se fait entendre

« La chasse est le moyen le plus sûr pour supprimer les sentiments des hommes envers les créatures qui les entourent ».

Voltaire

J’ai un jour entendu : « Mais que feraient les campagnards sans la chasse ? ». Les chasseurs disent être la ruralité, mais c’est ignorer complètement tous les Français qui ne sont pas des chasseurs et qui pour autant, vivent très bien sans. La ruralité n’attend pas l’ouverture de la chasse pour exister, et les chasseurs sont plus minoritaires que ce que l’on pense.

En réalité, la ruralité souffre de l’activité de chasse, notamment le dimanche : alors que les familles aimeraient se balader en forêt ramasser des champignons, que les sportifs veulent partir à vélo ou à cheval ; la chasse les dissuade par le risque de se faire tirer dessus ! Comme le dit François Darlot, Président du Rassemblement pour une France sans Chasse, « La ruralité attend de pouvoir profiter de son environnement sereinement, elle ne veut pas qu’on fasse chaque année une déclaration de guerre à la faune. »

De surcroît, les non-chasseurs sont beaucoup plus nombreux que les chasseurs, qui sont en fait moins nombreux que ce qui se dit. Ils affirment être 1,2 million mais ce chiffre correspond en fait au nombre de permis de chasse qui ont été vendus. Or, jusqu’à très récemment, un permis n’était valable que dans un seul département, et beaucoup de chasseurs en prenaient plusieurs. En réalité, ils sont plutôt 900 000, et leur nombre diminue de 1 à 3 % chaque année.

N’est-il donc pas injuste que les non-chasseurs doivent sacrifier leurs loisirs au profit de la chasse ? La chasse s’approprie l’espace public et la ruralité n’a pas d’autre choix aujourd’hui que d’organiser sa vie autour d’elle : régulièrement des évènements sont reportés ou simplement supprimés en raison du danger de se trouver au milieu d’une chasse. C’est le cas notamment des évènements de cyclisme. L’étape majeure d’un championnat de VTT (Cannondale Enduro Tour) – qui devait avoir lieu le dimanche 8 septembre 2019 – a été annulée au dernier moment à cause de l’intervention d’une association de chasse locale auprès du maire d’un village concerné par le tracé de la course, alors qu’une autre commune concernée n’avait absolument pas donné son accord. Et pour cause, la course fut jugée unilatéralement comme une « nuisance » par les chasseurs qui ont l’audace de reprocher aux cyclistes de déranger et disperser le gibier.

Pour plus d’informations sur cette affaire incroyable : https://www.30millionsdamis.fr/actualites/article/17338-une-importante-course-de-vtt-annulee-sous-la-pression-des-chasseurs/

Alors, a ceux qui pensent que la campagne ce n’est que la chasse, on répond que c’est aussi : la randonnée, la marche, le ramassage de champignons/baies, les activités nautiques (canoë ou aviron par exemple), les pique-niques, le vélo, le cheval, le jardinage, l’observation des oiseaux, prendre un bain de soleil au son de la nature, profiter du ciel pur pour regarder les étoiles, jouer à la pétanque, aller aux fêtes de village, se voir entre amis, prendre des photos… Les activités sont nombreuses !

La chasse, un loisir pour tous ?

Sur le site internet venerie.org, on lit ; « aucun autre loisir en France ne permet une telle mixité [que la chasse]. ». Pourtant :

  • 36% de la chasse se pratique dans le cadre privé, contre 48% dans les associations.
  • Un chasseur dépense en moyenne 2168 euros par saison (même si certaines chasses sont beaucoup moins coûteuses, et vice versa).
  • Les femmes représentent 2% des chasseurs.

Le football, le cyclisme, la danse, la natation… Il existe une multitude de sports bien plus accessibles en termes d’argent et plus mixtes ! Puisque l’on parle d’argent, il est important de soulever un problème sous-jacent de la chasse.

La France doit payer des amendes colossales (avec l’argent des Français, même ceux qui ne sont pas chasseurs donc) à cause des dérives de ses chasseurs. Elle a déjà été condamnée, notamment en 1988 par la Cour européenne de justice, pour sa complicité envers le braconnage des bruants ortolans. En 1999, devant la mauvaise foi avérée de la France, une nouvelle condamnation est prononcée, avec cette fois une astreinte de 142 425 € par jour. Cet argent est perdu à cause de la mauvaise conduite des chasseurs, et il ne servira pas à protéger des espaces sauvages utiles à tous.

Les chasseurs paient des taxes parce qu’ils prélèvent une partie de notre patrimoine naturel : la faune sauvage, « bien » commun à tous les citoyens. Cet argent parafiscal, comme celui de tout impôt, devrait donc revenir à l’ensemble des contribuables par le biais de l’État mais ça n’est pas tout à fait le cas.

Une proportion conséquente est reversée aux fédérations des chasseurs et à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), établissement public dont le fonctionnement n’est quasiment plus public, mais principalement voué au loisir de la chasse. La trésorerie de la chasse tourne quasiment en circuit fermé, alors que tous les contribuables y injectent de l’argent au travers des subventions reversées par l’État et les collectivités publiques.

Bref, la chasse n’est pas forcément un hobby pour tous et ne profite certainement pas à tous.

Une passion dangereuse

En France, on compte dans la période 2017-2018 131 accidents (peu sont mortels néanmoins) qui pourraient largement être évités.

L’ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) explique : « Un fusil, c’est aussi dangereux qu’une voiture. Pourtant, à ce jour, aucune loi n’existe pour contrôler le taux d’alcoolémie d’un chasseur en action, ni aucune sanction, comme c’est le cas pour les automobilistes ! Les chasseurs ne sont par ailleurs tenus à aucun examen médical, ni leurs armes à aucun contrôle. En France, chasser alcoolisé, avec des troubles de la vue et une vieille pétoire, c’est possible ! Aucune autre activité de plein air que la chasse ne pose un tel problème de sécurité publique. C’est le seul loisir qui mette en danger des non-pratiquants : chaque année, 10 à 20 % des personnes blessées ou tuées à la chasse sont non-chasseurs ! 

Globalement, deux principaux types d’armes sont autorisés pour la chasse :

• Les fusils à canon(s) lisse(s) sont utilisés pour le petit gibier avec des cartouches à balles ou à grenaille (plombs de chasse). Ils sont dangereux jusqu’à 1,5 km.

• Les carabines à canon(s) rayé(s) servent au tir à balles du gros gibier. Elles restent dangereuses jusqu’à environ 2km autour du tireur, alors qu’elles ne sont précises qu’à 300 mètres en moyenne !

Des pratiques peu appréciables …

Encore selon Benjamin Zimmer, « Cette pratique m’apporte un équilibre mental et physique et permet de bien mettre les choses à leur place. Toutes les chasses sont belles quand elles sont bien faites. »

Les animaux tués par vénerie, par la chasse à enclos ou encore par la chasse à glu diront sans doute le contraire ! Il existe de multiples pratiques de chasse mais revenons sur ces 4 pratiques un peu barbares…

La chasse à glu consiste à mettre de la colle (forte) sur les branches d’arbres, de sorte que les oiseaux qui viennent s’y poser ne repartent jamais et meurent de faim, épuisement… En plus, ses cris de panique attirent les autres oiseaux qui à leur tour sont pris au piège. Les chasseurs passent plus tard récupérer les oiseaux morts.

La chasse à enclos est surtout pratiquée par ceux qui ne veulent pas vraiment « perdre » la partie… En effet, les animaux sont enfermés dans des enclos et n’ont aucune possibilité de s’enfuir, ils sont pris au piège par les chasseurs. Parce que le dénouement de ce type de chasse est toujours le même, les chasseurs ne tuent pas tout de suite le gibier, et jouent avec lui d’abord. Ils le chassent jusqu’à épuisement et jettent leurs chiens dessus, mettent les animaux à l’eau, les éventrent… La chasse en enclos est un véritable parc d’attraction à chasseurs et ces derniers n’ont aucun mérite. On ne retrouve pas du tout ce rapport dont parlait Benjamin Zimmer (« La chasse à courre n’est qu’une reconstitution d’un acte naturel … »).

Autre pratique, la vénerie sous terre. Cette pratique est interdite dans beaucoup de pays européens, mais pas en France. Elle consiste à acculer les animaux dans leurs terriers en lançant les chiens puis à déterrer au-dessus d’eux pour les attraper. Ils sont attrapés non pas par les chiens ou à la main mais à l’aide de pinces métalliques. Ensuite, ils sont tués avec un coup de bâton, de carabine ou de dague avant d’être jetés parfois encore vivants aux chiens.

Pour en savoir plus sur une autre pratique cruelle qu’est le piégeage, voici un article de l’ASPAS : https://www.aspas-nature.org/communiques-de-presse/verite-chasse-france-410-tuer-chats-chiens-animaux-protegees-cest-possible-piegeage/

Pour conclure

La chasse est un loisir pas comme les autres dès lors qu’il met en jeu des armes et qu’il est défendu comme un nouveau-né par le lobby concerné. On comprend que certains aimeraient pratiquer leur hobby en paix mais du moment que les chasseurs utilisent l’espace public et déciment des espèces qui appartiennent au patrimoine de tous, il faut prendre en compte l’avis de tout le monde. La chasse ne vaut pas moins que d’autres pratiques condamnables (la corrida par exemple, ou les pratiques de l’industrie laitière) et on peut comprendre que certains préfèrent manger « leur propre viande » plutôt que de consommer la viande industrielle du supermarché. Peut-être que la réponse à tout cela se situe dans un changement profond de réflexion ?

A voir : Pourquoi mangeons nous des animaux ?

« De l’assassinat d’un animal à celui d’un homme, il n’y a qu’un pas ».

Léon Tolstoï

Voici pour finir quelques pistes à explorer dont nous avons parlé au long de l’article :

  • Indépendance d’une agence de chasseurs professionnels destinés à chasser uniquement les espèces nuisibles et réellement invasives.
  • Interdiction des espèces devant être conservées.
  • Interdiction de la chasse à glu qui n’a aucun intérêt, de la chasse à enclos et de la vénerie sous terre qui ne représentent que la cruauté du loisir.
  • Instaurer le dimanche sans chasse.

Crédits photo de couverture : Sebastian Pociecha _ Unsplash


Sources:

https://www.the-forest-time.com/fr/les-chasseurs-premiers-ecologistes-de-france-214999957

https://www.aspas-nature.org/communiques-de-presse/verite-chasse-910-chasse-france-cest-30-millions-danimaux-an-massacres-plaisir/

https://www.aspas-nature.org/aspas/brochures-edition-aspas/ces-animaux-qui-derangent/

https://www.nationalgeographic.fr/environnement/la-sixieme-extinction-massive-deja-commence

BerichtezumVogelshutz / Committee Against Bird Slaughter.

https://www.aspas-nature.org/actualites/la-chasse-un-fleau-de-plus-en-plus-preoccupant/

https://www.notre-planete.info/actualites/4618-chasse-renard-BD

https://www.venerie.org/idees-recues-sur-la-venerie/

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