LOSC 2010-2011: Comment bien entamer une décennie5 min read

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Loin de la prestation livrée par les Dogues face à Epinal, il était une fois une saison 2010-2011 où la capitale du Nord disposait de vrais bulldogs. A l’aube du début du premier exercice de la décennie et sous les ordres de Rudi Garcia, le club nordiste s’apprête à réaliser une saison mémorable. Récit de neuf mois de football ancrés des les têtes des amoureux du ballon rond. 

Un championnat maitrisé

Quatre. C’est le nombre de matchs nuls accumulés pour autant de rencontres au commencement de cette première saison de la décennie 2010 dans notre bien connue Ligue 1. Des débuts timides avec seulement deux buts marqués par le biais de Moussa Sow et de Eden Hazard. 

Le match déclic arrive pour le compte de la 5ème journée avec le déplacement au stade Félix-Bollaert. Face à leur éternel rival, les lillois vont être bien aidés, après le but de Gervinho, par la tension palpable chez les sang et or qui écopent de deux cartons rouges pour contestation arbitrale. Des décisions qui n’empêcheront pas les locaux de revenir à la marque avant de sombrer en huit minutes, encaissant trois buts consécutifs. Les hommes de Rudi Garcia s’imposent 4-1, saisissant l’occasion rêvée de lancer leur saison. 

Il faudra attendre la 9ème journée et le déplacement à Gerland pour voir les Dogues s’incliner une première fois. De nombreuses erreurs défensives offertes sur un plateau d’argent par les défenseurs du LOSC offrent les trois points à l’OL. Trois buts à un. C’est aussi le score du match suivant face à l’autre Olympique. Un doublé de l’actuel joueur lillois, Loïc Remy, et un but de Lucho Gonzalez permettent à l’équipe phocéenne de repartir avec les trois points. 

La suite est un véritable parcours de maître puisqu’il faudra attendre la 24ème journée avant de les revoir s’incliner. Une série de 13 matchs sans défaite, avant un déplacement en terre montpelliéraine, leur permettant de s’installer sur la plus haute marche du podium durablement. Les lillois perdront ensuite la première place durant une petite semaine en faveur des marseillais à la suite de ce qui sera la dernière défaite en championnat, s’inclinant 1-0 sur le Rocher à cause d’une erreur de leur défenseur, Adil Rami. Champions de France lors de la 37ème journée, Rudi Garcia et ses hommes voient leurs supporters exulter grâce au point pris au Parc des Princes. Comme un signe de ce qu’il leur reste à vivre cette saison.

Deux coupes nationales, une épopée

Comme en championnat, le déplacement à Montpellier va être fatal aux rouges et blancs. Après avoir éliminé Caen pour le compte des seizième de finale, les Dogues s’inclinent sur le score de deux buts à un face au futur finaliste, malgré un but d’Eden Hazard. Une élimination « permettant » d’alléger le calendrier d’une deuxième moitié de saison bien chargée.

La 94ème édition de la Coupe de France restera à jamais gravée dans les mémoires des sympathisants du club. S’imposant pour son entrée en lice face au club de l’US Forbach, pensionnaire de CFA2, les Dogues lancent parfaitement leur campagne avant d’hériter d’un véritable derby au tour suivant. C’est Wasquehal, évoluant dans la même division que la dernière victime du LOSC, qui se dresse face à Tulio De Melo. Teinté d’une polémique amorcée par le président du club amateur, accusant le LOSC de ne pas prendre au sérieux son équipe, le match verra le club rouge et blanc s’imposer sur la plus petite des marges grâce à un but de son attaquant brésilien. Les deux réceptions suivantes se solderont sur un scénario identique. Les lillois s’imposeront aux tirs au but face au FC Nantes (L2) et à Lorient (L1). Deux résultats leur permettant d’aller éliminer l’OGC Nice pour le compte des demi-finales, et de se rendre au stade de France pour affronter le Paris Saint-Germain. 

Outsiders du soir, les nordistes affrontent un club tenant du titre, invaincu depuis près de deux mois et bénéficiant d’un nombre de supporters favorable étant donné le lieu de la rencontre. Mais impossible n’est pas lillois. Après quatre-vingt-neuf minutes de jeu intense, Ludovic Obraniak, rentré en jeu dix minutes plus tôt, se charge de tirer un coup franc dont la trajectoire sera mal lue par le portier francilien. Un but offrant la victoire au futur champion de Ligue 1, synonyme de doublé national. 

Le PSV comme bourreau

Après sa qualification pour la phase de groupe de Ligue Europa, acquise lors de la double confrontation face au club roumain du FC Valsiu (2-0 au cumul des deux rencontres), les lillois héritent d’un groupe composé du Sporting Portugal, de La Gantoise et du club bulgare du Levski Sofia. Deux victoires, deux nuls et deux défaites permettent au club de finir à la deuxième place de son groupe. Le parcours en phase finale de cette compétition sera bref. Héritant du PSV Eindhoven en seizième de finale, les lillois s’inclineront cinq buts à trois au cumul des deux rencontres. 

Cet exercice 2010-2011 restera une page d’or du l’histoire du club nordiste. Inutile de demander à un fervent supporter lillois quelle a été sa saison favorite de la dernière décennie, la réponse est déjà toute trouvée. Ludovic Obraniak est devenu une légende en l’espace de dix petites minutes, faisant chanter et rêver quelques 25 000 supporters du LOSC présents au Stade de France le 14 mai 2011. 

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