Objectif Municipales #8 – Marc Legrand, L’Alliance11 min read

Objectif Municipales #8 – Marc Legrand, L’Alliance11 min read

A l’approche des futures élections municipales, Nouvelle Vue vous propose une série inédite : Objectif municipales. Le but de cette série est de faire découvrir les élections par le biais de multiples approches : analyses, explications, interviews et tribunes libres.

Cet article vous propose la parole de Marc Legrand, écrivain, qui vient parler de L’Alliance, nouveau mouvement politique.

Retrouvez l’épisode 7 de Objectif Municipales en cliquant ici !


Bonjour Marc Legrand, pourriez-vous vous présenter rapidement ?

Bonjour à vous ! Eh bien, j’ai 43 ans et je suis écrivain.

Quel est votre parcours ?

Ma première vocation est donc l’écriture, sous de multiples formes (romans, nouvelles, scénarios pour long-métrage, essais à caractère politique, sociétal ou culturel, articles, poèmes, livres, etc.). Étant aussi historien militaire de formation universitaire, spécialisé dans la défense et la sécurité, je suis l’auteur d’une Histoire des services secrets, publiée en 2019.

Curieux de nature, j’ai travaillé dans des domaines assez différents : comptabilité, restauration, milieu carcéral. Le dénominateur commun, ici, consistait surtout à poser des actes porteurs de sens, utiles à mes semblables et à moi-même, qui pourraient me permettre de m’améliorer et de faire progresser la société dans laquelle je suis né. Je me suis toujours intéressé à la « chose publique », au « bien public », à la « res publica ».

Quelles sont les raisons et les motivations derrière votre engagement ?

Pêle-mêle, la dangerosité et l’incompétence du pouvoir en place, Macron en tête, l’incapacité de ce dernier à se hisser à la hauteur de sa fonction et des enjeux (politiques, économiques, diplomatiques, sociaux, etc.), l’irresponsabilité criminelle de ce gouvernement et du président de la République qui attisent les rancœurs, divisent pour mieux régner, se servent de la police française pour intimider, frapper, mutiler et tuer, tandis que l’insécurité, le terrorisme et le risque de guerre civile perdurent et vont même crescendo.

Devant la gravité de la situation, il m’était en fait impossible de ne pas réagir, d’une façon ou d’une autre, impossible d’attendre 2022 en croisant simplement les doigts comme si tout allait se régler d’un coup de baguette magique. J’ai donc décidé de me lancer. J’ai confectionné un programme de gouvernement et, en parallèle, commencé à recruter des patriotes de bonne volonté autour des grandes lignes de notre projet de société pour l’après-Macron, et, ensemble, nous avons créé L’Alliance.

Comment arrivez-vous à lier votre vie personnelle et votre engagement politique ?

Cela n’a rien d’évident, bien sûr, mais ayant peu d’engagements d’ordre personnel, je peux, du coup, me consacrer à mes engagements envers mes compatriotes, envers mon pays, la France, avec toute mon énergie, sans ménager mes efforts.

Sur Twitter on peut lire que vous êtes le fondateur de “L’Alliance”, serait-ce possible de nous en dire plus sur l’histoire ce nouveau mouvement politique ?

Oh, c’est une histoire courte, parce que récente. J’ai commencé à travailler sur le programme de gouvernement dès la mi-août et je l’ai achevé à la mi-novembre. Entre-temps, je recrutais au compte-goutte, privilégiant la qualité à la quantité. Puis nous avons travaillé à la mise en ligne de notre site officiel et, enfin, l’annonce de la création de L’Alliance est sur le point, en ce 20 janvier, d’être publiée au Journal officiel (JO).

Comment définiriez-vous la ligne de L’Alliance ? Quelles sont vos grandes lignes pour 2022 (quel est votre objectif) ?

Notre objectif est le redressement national; aussi tout ce qui est de nature à transformer en les améliorant les structures politiques, économiques, sociales, etc., de notre pays, est intégré à notre programme de gouvernement.

Nous souhaitons, par exemple :

  • Que la France retrouve son prestige et l’éclat de son rayonnement international (Affaires étrangères),
  • Redonner à notre pays les moyens de ses ambitions en matière militaire (Défense),
  • Accroître la compétitivité de nos entreprises sans verser dans les excès de l’ultralibéralisme (Économie),
  • Rétablir l’ordre républicain contre les violences, la délinquance et le terrorisme (Intérieur),
  • Réformer le système judiciaire pour qu’il soit plus ferme et plus équitable à la fois (Justice),
  • Nous souhaitons encore une agriculture modernisée, rémunératrice et moins polluante (Agriculture),
  • Défendre notre patrimoine national, culturel et historique (Culture),
  • Une école sécurisée et inclusive, redevenue un lieu de savoir et de partage (Éducation nationale),
  • Que la France devienne le leader européen d’une écologie intelligente, dépolitisée, efficace et préservant notre avenir (Environnement),
  • Préserver notre système de protection sociale et le bien-être des Français, présents et à venir (Santé),
  • Que la France devienne la première nation sportive au monde à l’horizon 2030 (Sports),
  • Créer une authentique politique du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et de concertation sociale, capable de réconcilier patrons et salariés (Travail).

Bien sûr, ce ne sont ici que les « grandes lignes », et le programme est là pour présenter les quelques trois cents mesures qui le composent et qui entrent beaucoup plus dans les détails.

Le dialogue social vit une période particulière en ce moment avec le mouvement des Gilets Jaunes, les grèves et le déficit de participation récurrent : quelles sont vos pistes de réflexion et votre avis personnel sur la situation ?

Vous savez, lorsqu’un chef d’État ou de gouvernement est capable, sans orgueil ou mépris, de dialoguer, d’écouter, d’agir avec mesure, prudence et bon sens, il a déjà évité la moitié des problèmes inhérents à toute tentative de réforme ou à toute contestation, notamment sociale.

Maintenir des millions de Français à l’écart du débat public, dans la pauvreté et la précarité, ou encore le désespoir né des promesses non tenues, cela ne peut que provoquer des mouvements de type « Gilets jaunes ».

Quant aux grèves, ici, elles naissent surtout de la tentative du pouvoir en place de contourner les acteurs et interlocuteurs traditionnels ; la France est une société ouverte, et aucun président de la République ne gagnera quoi que ce soit à oublier que la concertation est la clef d’une société réformée, moderne et apaisée.

Enfin, s’agissant du déficit de participation récurrent aux élections, plusieurs pistes sont envisageables et nous les défendons toutes : assainissement de la vie politique française (personne ne veut plus voter pour des politiciens corrompus), une plus grande liberté d’association (afin de renouveler l’offre politique, locale et nationale, en encourageant aussi la participation citoyenne), une réforme électorale en profondeur une réforme électorale en profondeur (référendum d’initiative citoyenne (RIC) en toutes matières, prise en compte du vote blanc qui comptera comme suffrage exprimé, recours au référendum plus fréquent sur les grands enjeux de société, etc.)  ; là aussi, je vous invite à lire notre programme pour plus de détails.

Ce qui est certain, c’est que de nouveaux citoyens engagés, de nouvelles idées pour notre pays et de nouvelles mœurs politiques feront revenir les Français aux urnes et dans les isoloirs.

L’écologie est sur toutes les lèvres mais quel est votre programme écologique à L’Alliance ?

Là encore, difficile de résumer un pan entier de notre programme de gouvernement en quelques lignes. Comme nous l’avons dit, nous souhaitons défendre une écologie intelligente et dépolitisée. Nous éviterons ainsi le double écueil qui saisit aujourd’hui les foules, les uns adoptant la politique de l’autruche, les autres sombrant dans l’alarmisme intéressé, complaisamment relayé par les médias, quand jouer à se faire peur génère de l’audience ou justifie l’instauration de nouvelles taxes aux frais du contribuable. Moins de taxes, plus de sécurité, moins d’exploitation, plus d’écologie au quotidien. Voici notre ligne. Mais ce n’est qu’une « ligne ». Il faut que chacun fasse l’effort de consulter notre programme et son volet Environnement pour les mesures concrètes et détaillées.

Puisque notre série traite des municipales, comment pensez-vous que les municipales peuvent influencer les prochaines élections présidentielles ?

S’agissant des municipales de 2020, ces élections risquent fort de décider de la survie, tout d’abord, du Parti socialiste ou encore des Républicains (LR). Ensuite, ce scrutin aura un impact différent suivant que le parti au pouvoir (LREM) s’implantera ou pas dans les territoires, en conquérant ou non de grandes villes (on pense à Paris, Lyon, et bien d’autres).

Enfin, même si les élections municipales ne sont ni les législatives ni la présidentielle, elles offriront un nouvel instantané des rapports de force politiques, notamment entre la majorité présidentielle et le Rassemblement national (RN).

Difficile de prévoir l’issue de ce scrutin. Un parti tel que LR qui sauverait les meubles s’offrirait sans doute un sursis apparent avant de sombrer lors de la présidentielle de 2022 ; une défaite signerait probablement son arrêt de mort immédiat, suivi d’une nouvelle hémorragie de cadres, militants et électeurs en direction de LREM et du RN.

Une percée du Rassemblement national, justement, affaiblirait un peu plus le parti au pouvoir et assoirait le RN comme l’opposant numéro un à LREM, rendant probable un duel Macron-Le Pen au second tour de la prochaine présidentielle (ce qui ferait bondir le taux d’abstention) ; une stagnation, au contraire, pourrait désespérer les électeurs français et préparer une abstention record, cette fois, dès le premier tour du scrutin présidentiel, si aucune offre alternative, notamment à droite, ne parvient à s’imposer.

Un bon score du PS affaiblirait La France insoumise (LFI) ; à l’opposé, une percée de LFI forcerait peut-être bien la gauche à se reformer autour de ce parti. Toutefois, je pense que nous assistons à la lente désintégration du paysage politique français, ce que les électeurs sentent bien, et que tout se jouera en 2022, lors du scrutin présidentiel. Macron le sait bien, lui aussi, et même si LREM est défait, le président de la République risque fort de se maintenir pour tenter le tout pour le tout dans deux ans. Nous boirons le calice jusqu’à la lie, et lui aussi.

Mais globalement quels sont les enjeux pour ces élections ?

Ajoutant à ce qui précède, je dirais que LREM joue son va-tout, le RN sa crédibilité à moyen terme, le PS et LR leur survie, LFI le leadership de la gauche, DLF son utilité, les écologistes leur capacité à proposer un vrai programme apolitique, efficace et sensé.

Nouvelle Vue est un média nouveau et jeune grâce à son jeune comité éditorial et à ses jeunes lecteurs : quels sont vos combats et engagements pour la jeunesse ?

Déjà, nous souhaitons offrir un avenir à la jeunesse de France et, en cela, nous œuvrons donc au redressement national ; en effet, il n’y a pas d’avenir possible dans un pays mourant. Nous voulons offrir aux jeunes les possibilités d’épanouissement habituelles :

  • Enfance saine (lutte contre les violences physiques, sexuelles et psychologiques) ;
  • Ecole sécurisée / lieu de savoir et de partage / espace d’écoute et d’ouverture (et un meilleur accès aux filières professionnelles, à l’université, aux écoles d’art, etc.) ;
  • Possibilité de créer son entreprise dès seize ans, sans émancipation (nos jeunes ont des idées et il faut qu’ils puissent les développer dans le cadre adéquat) ;
  • Encouragement à l’engagement individuel et collectif (milieux associatifs, culturels, artistiques, forces armées, politique, etc.) ;
  • Épanouissement familial (fonder un foyer) ;
  • Perspectives professionnelles (lutte contre le chômage des jeunes, meilleure formation professionnelle, plus de précarité de l’emploi ou d’exploitation de la jeunesse sur le marché de l’emploi)…

Cette liste n’est pas exhaustive. Plus généralement, il faut relancer la compétitivité des entreprises françaises, ce qui permettra de faire repartir notre économie. Tout le monde y gagnera, à commencer par la jeunesse de France.

Avez-vous quelque chose d’autre à ajouter ?

D’abord, j’invite toute personne à visiter notre site : https://alliance2022.org et à consulter notre programme qui s’y trouve en téléchargement libre. Ensuite, je lance un appel aux patriotes français et aux amis de la France de nationalité étrangère, qu’ils se trouvent sur le territoire national ou ailleurs, pour qu’ils nous aident d’une manière ou d’une autre, qu’ils nous rejoignent en adhérant à notre mouvement ou non, parce que la France, plus que jamais, a besoin de tous ses amis et de tous les talents disponibles. Enfin, je rappelle que tout espoir d’éviter un second tour Macron-Le Pen en 2022 n’est pas mort, qu’il est possible de sortir le président de la République, y compris dès le premier tour, et d’installer enfin, à l’Élysée, un ou une patriote réellement issue du peuple, pour peu que chacun retrousse ses manches et se mette à la tâche, ici et maintenant, car le changement ne viendra pas des partis traditionnels et ne tombera pas du ciel et c’est nous tous qui devrons l’initier.

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