Objectif Municipales #9 – Romain Rose, Marcq-en-Baroeul7 min read

Objectif Municipales #9 – Romain Rose, Marcq-en-Baroeul7 min read

A l’approche des futures élections municipales, Nouvelle Vue vous propose une série inédite : Objectif municipales. Le but de cette série est de faire découvrir les élections par le biais de multiples approches : analyses, explications, interviews et tribunes libres.

C’est avec plaisir que nous discutons avec Romain Rose, qui se présente pour l’UPR à Marcq-en-Barœul.

Retrouvez l’épisode 8 de Objectif Municipales en cliquant ici !


Bonjour, souhaitez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Romain Rose. J’ai 42 ans. Ma famille est originaire du Nord-Pas- de-Calais. Je suis ingénieur dans une entreprise française du secteur de l’énergie. Après une période à Paris, je suis revenu en 2017 dans le Nord à Marcq-en-Baroeul (près de Lille). J’aime voyager pour m’ouvrir à de nouvelles cultures. Les pays qui m’ont le plus marqué sont l’Inde, le Maroc, le Sénégal et l’Irlande.

Pouvez-vous expliquer votre expérience et votre carrière à nos lecteurs ? Comment conciliez-vous votre vie personnelle et votre engagement militant ?

C’est par une conférence de François Asselineau sur l’Histoire de France que j’ai découvert l’Union Populaire Républicaine. J’ai toujours considéré la France comme un pays qui compte dans le monde. Pour la première fois, j’entendais un responsable politique l’affirmer et placer la France au-dessus de son intérêt personnel. J’ai rejoint ce mouvement en 2011 avant de m’y investir progressivement. J’ai contribué activement à son développement, notamment en tant que délégué départemental à Paris de 2014 à 2017. J’ai participé à 6 campagnes électorales dont 3 en tant que candidat (législatives 2017, européennes 2019 et municipales 2020).

Il est vrai qu’un engagement politique implique nécessairement de prendre sur son temps personnel. Ce n’est pas toujours facile à concilier avec sa vie personnelle. Pour autant, cela se fait naturellement car j’ai plaisir à m’engager pour mes convictions.

Rentrons dans le vif du sujet, vous êtes membre de l’UPR, parti pas forcément médiatisé. Pourriez-vous nous en dire plus sur ce dernier ?

L’Union Populaire Républicaine (UPR) a été fondée en 2007 par François Asselineau. Ce mouvement rassemble des Français venus de tous les horizons sociaux, professionnels, religieux, ethniques, et de toutes sensibilités politiques (droite, centre, gauche). Il compte désormais plus de 38 500 adhérents, ce qui en fait le quatrième parti politique français selon ce critère. Il est entièrement financé par ses adhérents et ses sympathisants.

Il propose aux Français de rétablir leur démocratie, de restaurer leurs services publics et de conserver leur modèle social, tout en les adaptant au XXIe siècle. L’objectif suprême est que la France reste la France, un pays libre et souverain.

Pourquoi ce choix d’engagement pour l’UPR ?

L’UPR fait de l’éducation citoyenne par des conférences et des analyses de l’actualité. J’ai ainsi pris conscience à quel point l’Union européenne remet en cause notre démocratie. C’est-à-dire la capacité des Français à décider, par eux-mêmes, de leurs propres lois, de leur avenir. Toutes les grandes décisions sont – hélas – prises à Bruxelles par la Commission européenne, composée de membres non élus, en dehors de tout débat démocratique. Beaucoup de partis déplorent cette situation mais seule l’UPR propose d’y remédier en se libérant de l’UE, comme l’ont fait les Britanniques. Voilà la raison de mon engagement pour l’UPR.

Parlons des municipales. Vous avez déclaré vouloir souhaiter vous présenter à Marcq-en-Baroeul. Quel projet global souhaitez-vous mettre en place pour cette ville ? Quel est l’avancement de votre candidature ?

L’UPR aux élections municipales, c’est une première. C’est le signe de la progression de nos analyses et que nous avons notre place dans le débat public.

Nous voulons recréer de la démocratie au niveau le plus local. En effet, sur injonction de l’UE, les pouvoirs de la commune ont été massivement transférés à l’intercommunalité, souvent sans que les citoyens n’en soient informés. Au sein de la Métropole européenne de Lille (MEL), les élus de Marcq-en-Baroeul représentent 2,7% des élus communautaires. Autant dire que leurs voix ne pèsent rien. Ainsi, par exemple, en 2019, la MEL a décidé unilatéralement de réduire le niveau de service de lignes de bus transitant sur la commune. Les citoyens en ont été les premières victimes. Malgré toute sa bonne volonté, le maire sortant est resté impuissant à y remédier. Nous comptons faire toute la lumière sur cette réalité et rendre aux communes le pouvoir qui leur revient.

Notre liste de candidats est composée de sympathisants UPR et de citoyens qui souhaitent que nous ayons notre place dans le débat démocratique. Nous allons à la rencontre des habitants pour mieux connaître leurs attentes et, chaque semaine, nous enregistrons de nouvelles candidatures. Pour autant, il reste de la place pour des Marcquois désireux de s’engager localement. Avis aux volontaires !

Une question que je pose régulièrement est la suivante : quel est votre projet écologique pour la ville ? L’écologie est un enjeu qui est sur toutes les lèvres et qui a sa place au niveau municipal.

Le changement climatique n’est plus un problème de moyen terme. Une politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’économie d’énergie doit être déployée avec détermination tant au niveau local qu’au niveau national. Cet impératif doit être pris en compte dans toutes les décisions d’investissement et de fonctionnement (urbanisme, réhabilitation du patrimoine, transport, etc.). D’autres aspects de l’écologie (gestion des eaux, pollution atmosphérique, bruit, …) sont bien sûr également à prendre en considération.

En outre, le plus dommageable en matière d’écologie, c’est d’acheter des produits fabriqués à l’autre bout du monde. Avec les conséquences que l’on connaît sur notre environnement, notre agriculture, notre industrie et notre commerce local. Cela résulte de notre appartenance à l’UE et des traités de libre-échange associés pour lesquels les Français n’ont jamais été consultés. A l’échelle de la commune, nous ferons tout pour promouvoir les productions locales.

Enfin, je considère que les élus doivent montrer l’exemple, y compris en matière d’écologie. Ainsi, j’ai pris l’engagement de mener ma campagne électorale en me déplaçant uniquement à pied, à vélo, en transport en commun ou en co-voiturage. Une action utile à notre planète.

Pour vous, quels sont les enjeux pour ces élections ? Enjeux pour l’UPR, pour Marcq-en-Baroeul, pour la France…

Pour l’UPR, l’enjeu est de faire connaître notre point de vue et notre projet aux Français. Notre programme est national et il se décline aussi localement.

Pour Marcq-en-Baroeul, nous l’avons vu, l’enjeu est démocratique. Les élus locaux UPR s’opposeront à ce que la commune soit noyée dans l’intercommunalité et prive les citoyens de leur démocratie.

Pour la France, notre accès aux responsabilités locales contribuera à notre action nationale. A terme, il s’agit de se libérer de l’UE pour rétablir notre démocratie, restaurer nos services publics, conserver notre modèle social et garantir notre unité nationale.

Nouvelle Vue est un média nouveau et jeune grâce à son jeune comité éditorial et à ses jeunes lecteurs : quels sont vos combats et engagements pour la jeunesse ?

Notre jeunesse est ouverte d’esprit. C’est une chance pour notre pays. Par son action d’éducation citoyenne, l’UPR donne des clefs de compréhension de la vie politique, fait de la pédagogie et respecte le libre-arbitre. Chacun peut ainsi se forger son opinion. Nous offrons aux jeunes la perspective de reprendre la main sur leurs propres affaires et de maîtriser à nouveau leur destin.

Avez-vous quelque chose d’autre à ajouter ?

Régulièrement et depuis longtemps, nous entendons vanter des modèles étrangers (américain, suédois, allemand). Le modèle français est lui, souvent dénigré. A tel point que nombre de nos compatriotes en arrivent à s’expatrier, surtout les jeunes. Or, le modèle français a fait ses preuves. Il doit être conservé (en l’améliorant, si nécessaire). Soyons fiers de ce que nous sommes et heureux d’être Français.

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